Une catastrophe silencieuse frappe le Congo
Tu l'as peut-être entendu aux informations, ou peut-être que personne ne t'en a encore parlé. Pourtant, ce qui se passe en ce moment même en République démocratique du Congo est grave. Très grave.
L'aide humanitaire qui permettait à des millions de Congolais de manger, de se soigner, d'avoir accès à l'eau potable et d'être protégés vient de s'effondrer. Les États-Unis, qui finançaient 70% de cette aide (910 millions de dollars en 2024), ont réduit leur contribution de 85%. Aujourd'hui, seulement 24% des besoins humanitaires sont couverts.
Résultat ? Des centres de santé ferment. Des enfants malnutris ne sont plus soignés. Des survivantes de violences sexuelles n'ont plus accès aux kits médicaux d'urgence. Des familles déplacées par la guerre n'ont plus de nourriture.
Ce n'est pas une catastrophe qui arrivera demain. C'est maintenant. Et ça te concerne peut-être plus que tu ne le penses.
Ce qui se passe vraiment
Pour comprendre l'ampleur du choc, voici les chiffres en toute transparence :
L'EFFONDREMENT EN CHIFFRES
| Ce qu'il fallait | Ce qui a été mobilisé | Le manque |
|---|---|---|
| 2,54 milliards USD pour aider 11 millions de personnes | 605 millions USD (au 8 janvier 2026) | 1,9 milliard USD manquant |
Comparaison pour mieux comprendre :
- 2,54 milliards USD, c'est 4 fois le budget annuel de la ville de Kinshasa
- C'est aussi 11% du budget national de la RDC pour 2026
D'OÙ VIENT LE PROBLÈME ?
En janvier 2025, le président américain Donald Trump a décidé de suspendre brutalement le financement de l'aide internationale. L'agence américaine USAID (qui gérait cette aide) a même été fermée en mars 2025.
L'impact pour la RDC ?
2024 : Les États-Unis donnent 910 millions USD (70% de l'aide totale)
↓
2025 : Les États-Unis donnent 142 millions USD
↓
RÉSULTAT : Chute de 85% = 768 millions USD disparus
Et les autres pays ? L'Union européenne, l'Allemagne, le Canada et d'autres pays continuent d'aider, mais ils ne peuvent pas compenser à eux seuls ce trou géant de 1,9 milliard de dollars.
Êtes-vous concerné ? (Test rapide)
Réponds honnêtement à ces 5 questions :
- Tu vis ou tu as de la famille dans l'Est du pays ? (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Tanganyika)
- Tu connais des personnes déplacées à cause de la guerre du M23 ?
- Tu dépends ou tes proches dépendent d'un centre de santé soutenu par une ONG internationale ?
- Tes enfants ou ceux de ta famille reçoivent de l'aide alimentaire (distribution, cantine scolaire) ?
- Tu vis dans une zone où des ONG fournissent l'eau potable, des médicaments ou de la nourriture ?
Si tu as répondu OUI à au moins UNE de ces questions → tu es directement impacté ou tu le seras bientôt.
IMPORTANT À SAVOIR
Cette crise ne touche pas que les déplacés dans les camps. Elle affecte :
- Les 7,8 millions de déplacés internes (l'un des plus grands déplacements au monde)
- Les 4,8 millions de familles d'accueil qui hébergent des déplacés et partagent leurs maigres ressources
- Les 21 millions de Congolais dans le besoin humanitaire
- Les 28 millions de personnes en insécurité alimentaire
- Tout le système de santé dans les zones affectées
En clair : près d'1 Congolais sur 4 est concerné.
5 conséquences concrètes dans votre quotidien
Conséquence 1 : Votre centre de santé peut fermer (ou réduire drastiquement ses services)
Ce qui s'est passé :
La suspension du financement américain a provoqué un effondrement du système de santé dans plusieurs provinces. Plus de 1,5 million de personnes ont perdu l'accès direct aux soins de santé. Plus de 10 organisations internationales ont été obligées de réduire ou de cesser complètement leurs activités.
Exemple concret : La zone de santé de Pinga (Nord-Kivu)
L'Hôpital Général de Référence (HGR) de Pinga se trouve en rupture totale de stocks. Plus de médicaments. Plus d'intrants nutritionnels. 197 420 habitants des groupements de Kishali, Ihana et Kisimba n'ont plus accès aux soins.
Pourquoi ? L'ONG MEDAIR qui soutenait cette zone est partie en avril 2025 faute de financement. Et à cause de l'isolement géographique, aucune autre organisation n'a pu prendre le relais.
Les ruptures de stocks touchent :
- Les antipaludiques → paludismes non traités → décès évitables
- Les médicaments contre le choléra, la rougeole, le Mpox
- Les antirétroviraux (VIH/SIDA)
- Les vaccins
Que faire si votre centre ferme ou réduit ses services ?
- Renseigne-toi immédiatement : Quels centres restent ouverts dans ta zone ou la zone voisine ?
- Contacte les ONG nationales : Certaines organisations congolaises continuent à opérer (voir section Ressources)
Prévention maximale :
- Utilise des moustiquaires imprégnées (paludisme)
- Bois de l'eau potable (choléra)
- Lave-toi les mains régulièrement
- Vaccine tes enfants si c'est encore possible
Où trouver des soins si ton centre a fermé ?
- Appelle la hotline OCHA : +243 (0) 818 900 039 (lun-ven, 8h-18h) pour être orienté
- Contacte le CONAFOHD (réseau de 500+ ONG congolaises) : conafohd.org
- Demande au chef de quartier/village : Ils ont souvent des infos sur les structures actives
- Croix-Rouge locale : Présente partout, ils peuvent te diriger
Conséquence 2 : Les enfants malnutris ne sont plus soignés
Les chiffres qui font mal :
En 2025, la suspension du financement américain a entraîné la fermeture de 1 178 centres de prise en charge de la malnutrition aiguë dans 50 zones de santé.
Conséquence immédiate :
- 392 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère (MAS) ne seront plus pris en charge
- Plus d'1 million d'enfants avec malnutrition aiguë modérée (MAM) sans soins
Dans un pays où 28 millions de personnes sont en insécurité alimentaire, la réponse humanitaire se contracte alors même que les besoins explosent.
Comment détecter la malnutrition chez ton enfant ?
Signes d'ALERTE (Malnutrition Aiguë Sévère) :
Aspect physique :
- Enfant très maigre, « aspect squelettique » (on voit les côtes et les os)
- Bras et jambes très minces
- Joues creuses, yeux enfoncés
- Gonflement des pieds et des jambes (œdèmes) → C'EST GRAVE, va immédiatement à l'hôpital
Comportement :
- Perte d'appétit marquée
- Faiblesse extrême, ne joue plus
- Apathie (l'enfant est "absent", sans énergie)
- Pleurs faibles
Signes associés fréquents :
- Toux persistante
- Diarrhée qui ne passe pas
- Peau sèche avec lésions
- Fièvre
- Pâleur extrême (anémie)
Test simple : Le périmètre brachial
Si tu peux te procurer un bracelet MUAC (disponible dans certains centres de santé ou via ONG) :
- Mesure le tour du bras de ton enfant (à mi-hauteur entre l'épaule et le coude)
- Rouge (< 115 mm) = Malnutrition sévère → URGENCE
- Orange (115-125 mm) = Malnutrition modérée → Consulter rapidement
- Vert (> 125 mm) = Normal
Où trouver de l'aide encore disponible ?
Même si beaucoup de centres ont fermé, certaines structures continuent :
Structures encore actives (exemples) :
- OIM : 81 sites gérés avec services nutrition
- CARE France : Programmes nutrition au Sud-Kivu et Nord-Kivu
- Médecins Sans Frontières (MSF) : Interventions d'urgence ponctuelles
- SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : Nutrition + WASH dans certaines zones
- ONG congolaises via CONAFOHD : Plus de 500 organisations locales
Appelle la hotline OCHA (+243 818 900 039) pour savoir quel centre est actif près de chez toi.
Conséquence 3 : Épidémies facilitées (choléra, rougeole, Mpox)
La tempête parfaite :
Moins de médicaments + moins de vaccins + surpeuplement dans les camps + manque d'eau potable = explosion des épidémies.
Les chiffres :
En 2024, 445 zones de santé sur 519 (soit 86% du pays) ont enregistré des cas de choléra ou de Mpox. Les capacités de réponse aux épidémies ont été considérablement affaiblies dans l'Est.
Maladies en recrudescence :
- Choléra : Diarrhée liquide brutale, déshydratation mortelle en quelques heures
- Rougeole : Très contagieuse, mortelle pour les enfants malnutris
- Mpox (variole du singe) : Éruptions cutanées, fièvre
- Paludisme : Rupture d'antipaludiques → décès évitables
Mesures de prévention à adopter MAINTENANT
Contre le choléra :
- Boire UNIQUEMENT de l'eau traitée (bouillie, chlorée ou filtrée)
- Laver les mains au savon avant de manger et après les toilettes
- Éviter les aliments crus (fruits/légumes non lavés)
- Signaler immédiatement toute diarrhée aqueuse abondante
Contre la rougeole :
- Vacciner tes enfants si c'est encore possible
- Isoler les malades (très contagieuse)
- Consulter dès les premiers signes (fièvre + éruption)
Contre le paludisme :
- Dormir sous moustiquaire imprégnée (TOUJOURS)
- Consulter rapidement en cas de fièvre
- Terminer le traitement même si les symptômes disparaissent
Signes d'urgence - Aller IMMÉDIATEMENT à l'hôpital
Contenu :
- Diarrhée liquide abondante (choléra)
- Fièvre très élevée chez un enfant
- Convulsions
- Difficulté à respirer
- Déshydratation sévère (yeux enfoncés, bouche très sèche, pas d'urine)
- Perte de conscience
Même si le centre de santé est loin, va quand même. Chaque heure compte.
Conséquence 4 : Violences sexuelles sans prise en charge
Une double tragédie :
La guerre dans l'Est a provoqué une escalade dramatique des violences sexuelles. En même temps, la suspension de l'aide américaine a réduit de 50% les programmes de lutte contre les violences basées sur le genre.
Les chiffres :
- 730 projets de lutte contre les VBG en 2024
- 370 projets seulement en 2025
- Baisse de 50%
Conséquence mortelle : Les kits PEP (prophylaxie post-exposition au VIH) sont épuisés dans plusieurs zones. Une survivante de viol qui ne reçoit pas ces médicaments dans les 72 heures risque une infection au VIH.
Human Rights Watch (janvier 2026) a documenté des dizaines de cas de femmes et de filles violées par des groupes armés qui n'ont plus accès aux soins post-viol.
Structures encore actives pour les survivantes
Même avec les coupures, certaines ONG continuent :
- CARE France : Soutien médical et psychosocial aux survivantes (Sud/Nord-Kivu)
- Médecins du Monde : Prise en charge holistique
- SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : Protection et dignité
- ONG nationales : SOFEPADI (Solidarité Féminine) à Beni et Bunia
Si tu es victime ou si tu connais une victime :
- Va immédiatement dans un centre de santé (même si tu penses qu'il est fermé, essaie)
- Contacte la hotline OCHA : +243 818 900 039
- Contacte SOFEPADI (zones Beni/Bunia)
- Police/Autorités locales : Signale pour protection
Les 72 heures critiques
Contenu : Après un viol, les 72 premières heures sont CRUCIALES pour :
- Recevoir le kit PEP (prophylaxie VIH)
- Recevoir une contraception d'urgence
- Soigner les blessures
- Recueillir des preuves médicales
N'attends pas. Va chercher de l'aide TOUT DE SUITE.
Conséquence 5 : Insécurité alimentaire aggravée
28 millions de Congolais (soit 1 personne sur 4 dans le pays) sont en situation d'insécurité alimentaire. Dans l'Est, 10,3 millions de personnes sont confrontées à la faim.
Avec la crise du financement :
- Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) a besoin de 433 millions USD supplémentaires juste pour continuer jusqu'en octobre 2025
- Les rations alimentaires ont été réduites de moitié dans certains camps de déplacés
- 5,3 millions de Congolais dépendaient de l'assistance alimentaire américaine en 2024
Stratégies de survie et solidarité
Ce que font déjà les Congolais (et que tu peux faire) :
Le Likelemba alimentaire : Adaptation du système d'épargne traditionnelle
- Cotisation collective hebdomadaire/mensuelle
- Achat groupé de vivres à prix réduit
- Distribution équitable entre membres
Jardins communautaires :
- Culture de légumes en commun (parcelles collectives)
- Partage de la récolte
- Résilience alimentaire à long terme
Partage entre familles :
- Les 4,8 millions de déplacés hébergés en famille d'accueil survivent grâce à cette solidarité
- Mutualisation des repas dans le quartier
Diversification alimentaire :
- Cuisiner des aliments locaux moins chers (manioc, patate douce, légumes feuilles)
- Enrichir avec ce qui est disponible
Likelemba de Lemba
Situation : À Lemba (Kinshasa), un groupe de 30 familles a créé un "Likelemba humanitaire" en mars 2025.
Fonctionnement :
- Cotisation : 10 000 FC par famille/mois
- Total : 300 000 FC
- Achat groupé de sacs de riz, haricots, huile
- Distribution mensuelle + aide ciblée aux plus vulnérables
Résultat : Aucune famille du groupe n'a sauté de repas depuis le lancement.
Ce que ça nous apprend : L'union fait la force. Même avec peu de moyens, la solidarité organisée sauve des vies.
Actions concrètes : que puis-je faire ?
Tu te demandes sûrement : "C'est énorme, qu'est-ce que MOI, simple citoyen, je peux faire face à ça ?"
La réponse est : BEAUCOUP. Voici comment agir à ton niveau.
En tant qu'individu
Action 1 : Partager cette information dans ton réseau
- Envoie cet article à 5 personnes de ton entourage
- Partage sur tes réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook, Twitter/X)
- Explique la situation à ta famille, ton église, ton association
Pourquoi c'est important ? Beaucoup de Congolais ne savent pas encore l'ampleur de cette crise. L'information, c'est le premier pas vers l'action.
Action 2 : Contribuer aux initiatives locales
- Rejoins ou crée un Likelemba humanitaire dans ton quartier
- Contribue financièrement selon tes moyens (même 5 000 FC/mois comptent)
- Donne ce que tu peux : vêtements, vivres, ustensiles pour les déplacés
Action 3 : Accueillir une famille déplacée (si tu as la capacité)
4,8 millions de déplacés sont hébergés par des familles d'accueil congolaises. C'est une solidarité magnifique, mais la charge est ÉNORME.
- Si tu as une pièce disponible, envisage d'accueillir temporairement
- Si tu ne peux pas héberger, aide une famille qui héberge (partage de vivres, soutien financier)
Action 4 : Devenir bénévole (si tu as des compétences)
Les ONG cherchent des bénévoles congolais :
- Compétences médicales : Infirmiers, médecins, sages-femmes
- Compétences logistiques : Gestion, comptabilité, organisation
- Compétences éducatives : Enseignants pour enfants déplacés
- Compétences psychosociales : Écoute, soutien aux traumatisés
Contacte : CONAFOHD (conafohd.org) pour trouver une ONG nationale près de chez toi.
En tant que communauté (quartier, église, association)
Action 5 : Organiser des collectes
Collectes de fonds :
- Organise une quête/cotisation spéciale à l'église
- Événement communautaire (match de foot solidaire, concert, etc.)
- Cagnotte en ligne
Collectes de vivres/vêtements :
- Rassemble des dons dans ton quartier
- Contacte une ONG locale pour la distribution
Action 6 : Créer un réseau d'entraide de quartier
Inspiré du Likelemba, mais à l'échelle du quartier :
- Identifier les familles les plus vulnérables
- Cotisation collective
- Distribution organisée
- Suivi des bénéficiaires
Action 7 : Sensibiliser sur la malnutrition infantile
- Organise une séance d'information avec un agent de santé
- Distribue des bracelets MUAC si disponibles
- Crée une chaîne de détection/orientation vers les soins
En tant que citoyen (pression politique et plaidoyer)
Action 8 : Interpeller nos élus et autorités
- Écris aux députés de ta circonscription
- Demande au gouvernement provincial de rendre compte de l'aide reçue
- Exige la transparence sur les fonds humanitaires
Modèle de message :
"Honorable Député/Gouverneur,
En tant que citoyen de [ta zone], je suis très préoccupé par l'effondrement de l'aide humanitaire dans notre pays. Plus de 7 millions de Congolais sont en danger. Je vous demande de : 1. Interpeller le gouvernement central sur cette crise 2. Exiger la transparence sur l'aide humanitaire qui arrive encore 3. Mobiliser des ressources locales pour combler le vide
Nous comptons sur vous pour agir."
Action 9 : Exiger la diversification des bailleurs
Le problème : La RDC dépendait à 70% d'un seul bailleur (USA). C'est dangereux.
La solution : Pousser pour que le gouvernement cherche activement d'autres partenaires :
- Union Européenne (augmenter la contribution)
- Chine (active économiquement, peu dans l'humanitaire)
- Pays du Golfe (Qatar déjà impliqué dans médiation)
- Diaspora congolaise (12+ millions de Congolais à l'étranger)
Action 10 : Suivre et soutenir les initiatives gouvernementales
Le gouvernement congolais a lancé un réajustement humanitaire avec l'ONU. Suis ces initiatives :
- Demande des rapports publics
- Soutiens ce qui marche
- Critique constructivement ce qui ne marche pas
Lueurs d'espoir : ce qui se fait déjà
Malgré la gravité de la crise, des Congolais agissent. Et ça marche.
1. La solidarité des familles d'accueil : 4,8 millions d'actes de courage
4,8 millions de déplacés sont hébergés par des familles congolaises. C'est IMMENSE. Ces familles partagent leurs maigres ressources, leur espace, leur nourriture.
Témoignage (basé sur rapports OIM) :
"Mama Thérèse, à Goma, héberge sa sœur et ses 6 enfants depuis la prise de la ville par le M23 en janvier 2025. Avant, sa famille de 4 mangeait 2 fois par jour. Maintenant, ils sont 12 et mangent 1 fois par jour. 'Mais on partage', dit-elle. 'On est une famille. On survit ensemble.'"
C'est cette solidarité congolaise qui empêche une catastrophe encore plus grande.
2. Les ONG nationales qui comblent le vide
Plus de 500 ONG congolaises regroupées au sein du CONAFOHD continuent à travailler malgré les difficultés.
Exemples :
- SOFEPADI (Solidarité Féminine pour la Paix) : Soutien aux survivantes de VBG à Beni et Bunia
- FODI (Forêt pour le Développement Intégral) : Protection des populations + conservation à Walikale
- IGED (Initiative Gestion Durable de l'Environnement) : Plaidoyer et droits humains
Ces organisations CONGOLAISES connaissent le terrain, parlent les langues, comprennent la culture. Elles méritent notre soutien.
3. Initiatives citoyennes inspirantes
Le "Likelemba humanitaire" se multiplie :
- À Kinshasa : dizaines de groupes créés depuis mars 2025
- À Lubumbashi : réseau de 15 Likelemba coordonnés (450 familles)
- À Goma : malgré la guerre, les quartiers s'organisent
Les jardins communautaires :
- Plusieurs quartiers de Kinshasa ont créé des parcelles collectives
- Culture de légumes (amarante, épinards, tomates)
- Partage de la récolte + vente pour financer plus de semences
Les jeunes s'engagent :
- Bénévolat dans les camps (enseignement, animation enfants)
- Sensibilisation malnutrition porte-à-porte
- Collectes de fonds via réseaux sociaux
4. Le secteur privé commence à bouger
Quelques entreprises congolaises lancent des programmes solidaires :
- Distributions alimentaires ponctuelles
- Soutien à des centres de santé
- Emploi prioritaire pour déplacés
C'est encore insuffisant, mais c'est un début.
Ressources utiles
Contacts ONG et organisations actives
Coordination humanitaire :
OCHA RDC (Bureau de coordination des affaires humanitaires)
- Email : info-drchf@un.org
- Hotline : +243 (0) 818 900 039 (lun-ven, 8h-18h)
- Pour : Orientation vers structures actives, plaintes, informations
ONG nationales :
CONAFOHD (Conseil National des FORA des ONG)
- Site web : conafohd.org
- Plus de 500 ONG membres
- Pour : Trouver ONG active dans ta zone
ONG internationales actives :
- CARE France : Santé, nutrition, VBG (Sud/Nord-Kivu)
- Médecins du Monde : Santé, nutrition, WASH
- SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : Eau, hygiène, protection
- Médecins Sans Frontières (MSF) : Urgences médicales
- OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) : Gestion de 81 sites de déplacés
Agences ONU :
- PAM (Programme Alimentaire Mondial) : Aide alimentaire
- UNICEF : Nutrition, protection enfants
- HCR : Protection déplacés/réfugiés
Numéros d'urgence
- Hotline OCHA : +243 (0) 818 900 039
- Croix-Rouge : [Contacter bureau local de ta province]
- Police/Autorités : 112 (ou commissariat local)
Où donner/s'engager
Dons financiers :
- Fonds Humanitaire RDC (OCHA) : Plateforme multi-bailleurs
- ONG nationales via CONAFOHD
- Likelemba de ton quartier (le plus direct)
Engagement bénévole :
- Contacte CONAFOHD pour être orienté selon tes compétences
- Rapproche-toi des ONG dans ta ville/province
Informations et mises à jour
- OCHA RDC : Rapports réguliers sur la situation
- ReliefWeb : Plateforme info humanitaire (reliefweb.int)
- Vulgarisation RDC (notre site) : Suivre nos analyses et guides
Ce qu'il faut retenir
- L'aide humanitaire en RDC s'est effondrée : De 1,4 milliard USD en 2024 à 605 millions en 2025 (baisse de 56%). Le retrait américain (85% de moins) est la cause principale.
- 7,8 millions de déplacés + 21 millions de personnes dans le besoin sont directement affectés. Les conséquences touchent la santé, la nutrition, la protection, l'eau et l'alimentation.
- Des vies sont en jeu MAINTENANT : Centres de santé fermés, 1,4 million d'enfants malnutris sans soins, épidémies facilitées, violences sexuelles sans prise en charge.
Tu peux agir concrètement :
- Individu : Partage info, contribue Likelemba, accueille si possible, deviens bénévole
- Communauté : Organise collectes, crée réseaux d'entraide, sensibilise
- Citoyen : Interpelle élus, exige transparence, soutiens initiatives gouvernementales
- L'espoir existe : 4,8 millions de Congolais hébergent des déplacés, 500+ ONG nationales continuent, les Likelemba humanitaires se multiplient, la solidarité congolaise sauve des vies chaque jour.
La crise est immense. Mais ensemble, nous pouvons faire la différence.
Passez à l'action
Commence aujourd'hui :
- Partage cet article à au moins 5 personnes
- Contacte la hotline OCHA si tu as besoin d'aide ou d'orientation : +243 818 900 039
- Rejoins ou crée un Likelemba humanitaire dans ton quartier
- Interpelle ton député/gouverneur (utilise le modèle de message fourni)
Chaque action compte. Chaque Congolais qui agit rapproche la solution.
Des questions ? Un témoignage à partager ? Laisse un commentaire ci-dessous. Notre équipe te répond et nous apprenons tous ensemble.